Quels Procédés pour les énergies bas carbone ?
Des révolutions majeures qui ont façonné notre rapport à l'énergie : la découverte du feu, l’essor de l’agriculture et des premières formes d’industrialisation. Cette augmentation de notre consommation énergétique a été cruciale pour le développement des sociétés humaines, mais a également conduit à des dérèglements écologiques, notamment le réchauffement climatique. La dépendance croissante aux énergies fossiles et les risques associés à cette trajectoire interroge le déploiement rapide de systèmes énergétiques bas carbone.
En face de l’urgence de la transition énergétique. Stéphane Sarrade propose une approche pragmatique pour réduire notre empreinte carbone, en insistant sur le besoin de diversifier notre mix énergétique. La combinaison d’énergies renouvelables (solaire, éolien) et de nucléaire pourrait permettre une décarbonation rapide et efficace de notre économie. Le champ de développement des procédés énergétiques est très large et dans une temporalité courte. Tout cela ne doit pas occulter la nécessité de s’affranchir de nouvelles dépendances, en particulier celles liées aux matières premières critiques, et repenser nos modes de vie en adoptant des pratiques plus sobres et responsables en matière de consommation d’énergie.
Biographie
Stéphane Sarrade a obtenu son diplôme d'ingénieur en biotechnologie en 1989. Il a soutenu sa thèse de doctorat en génie chimique, spécialisé dans les fluides supercritiques et les procédés membranaires, en 1994, et son habilitation à diriger des recherches en 2000.
Il a rejoint le CEA en 1995 et a successivement occupé les fonctions de chef de laboratoire (1998), de chef de service (2004) et de chef de département (2009) au sein de la Direction de l'énergie nucléaire (DEN) du CEA. Il a piloté des programmes de R&D en génie chimique appliqués au démantèlement, à la décontamination, au retraitement et à la gestion des déchets nucléaires.
Depuis 2020, Stéphane Sarrade dirige la Direction des Programmes Energies, une orientation stratégique du CEA dédiée aux programmes de R&D sur les énergies bas carbone, notamment le nucléaire et les énergies renouvelables, et qui mobilise plus de 2 200 ingénieurs, chercheurs et techniciens du CEA.
Parallèlement, depuis 2006, il préside Supercritical Fluids Innovation (IFS), une organisation à but non lucratif dédiée aux procédés verts. Il est également, depuis 2011, directeur de recherche au CEA en génie chimique et chimie verte.
Plus récemment, il a été réélu en 2024 membre du conseil d'administration de la Plateforme européenne pour l'énergie nucléaire durable (SNETP). Depuis début 2025, il préside également le Forum international Génération IV (GIF) pour les trois prochaines années.